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De l’immunothérapie pour le mélanome

Les 3 M Maladies

Pour les mélanomes ne pouvant être traités chirurgicalement et ayant métastasé localement ou régionalement mais sans atteinte viscérale en l’occurrence osseuse, cérébrale ou pulmonaire, Le Comité des Médicaments à Usage Humain de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) vient de rendre un avis favorable en vue d’une Autorisation de Mise sur le Marché d’une nouvelle molécule : le talimogène laherperpvec.

Le mélanome est la forme la plus agressive et la première cause de mortalité des cancers cutanés. Ses principaux facteurs de risque étant les rayons ultraviolets et l’exposition non protégée au soleil. En cas de diagnostic précoce, le mélanome peut être traité chirurgicalement et le pronostic est bon. Autrement et en cas de métastase, la survie de ces patients est en jeu.

Pendant des décennies, la chimiothérapie standard était le seul traitement disponible pour ces patients. Mais durant les trois dernières années, l’autorisation de traitements ciblés, y compris les immunothérapies, des inhibiteurs de BRAF V600 et inhibiteurs de MEK, avaient changé le paysage thérapeutique avec un bénéfice clairement ressenti auprès des patients. Cependant, il y a encore un besoin important de nouveaux traitements avec des profils d’innocuité acceptable pour les patients atteints de cette maladie mortelle.

Cette molécule dérive de l’Herpes Simplex Virus-1 qui a été génétiquement modifié dans le but d’infecter et de tuer les cellules cancéreuses en produisant une protéine : La GM-CSF. Cette dernière va aider le système immunitaire à reconnaître, à pénétrer et à détruire les cellules cancéreuses. Une fois détruites, leur contenu en copies du virus sera libéré dans la circulation sanguine et va aller tuer d’autres cellules tumorales. Le talimogène possède aussi la capacité de pénétrer dans les cellules saines mais sans s’y repliquer ni les tuer.

Il est recommandé d’injecter le talimogène directement dans les lésions mélanomateuses. L’efficacité de cette molécule comparativement à l’injection directe du GM-CSF en sous-cutané a été mise en évidence grâce à une étude randomisée conduite auprès de 436 patients atteints d’un mélanome métastasé régionalement et non résécable chirurgicalement. Le Talimogène a été administré à 295 patients et le groupe restant de 141 patients a reçu du GM-CSF.

Vingt cinq pour cent des patients du premier groupe avaient bien répondu au nouveau traitement tandis qu’une réponse positive a été mise en évidence chez seulement 1% seulement des patients du groupe GM-CSF. La réponse au traitement était considérée comme durable si la totalité ou au moins 50% de la tumeur disparaissait pendant une durée de 6 mois ou jusqu’à ce que les patients nécessitent d’autres thérapeutiques.

Globalement, le comité des médicaments à usage humain (CHMP) et le Comité des Thérapies Innovantes (CAT), tous deux reliés à l’EMA, avaient considéré que les bénéfices de cette molécule dépassaient les risques et un plan de suivi de l’efficacité et de l’innocuité du talimogene a été établi.

Cet avis favorable a été transmis à la commission européenne, l’organisme décideur de la mise sur le marché européen du talimogene.

E.K.L

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