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La rage et le mouton, y-a-t-il un risque ?

D'ici D'ici et d'ailleurs

Période de l’Aïd al-Adha oblige et suite à la décision du gouverneur de Ben Arous, Abdellatif Missaoui, de placer la ville de Borj Cédria comme zone infectée par la rage sous la surveillance de la direction de la santé animale pour une durée de trois mois, nous avons décidé de nous pencher sur le risque de contamination de nos chers/chères moutons.

Avant cela, rappelons quelques chiffres. Depuis le début de l’année, 315 cas de rage ont été recensés ce qui a entrainé la mort de 3 personnes. A titre de comparaison, l’année 2013 a été marquée quant à elle par 171 cas de rage et 6 décès, ce qui constitue une augmentation en termes de nombre de cas entre 2013 et 2014.

D’un autre coté si on s’intéresse à la rage, il faut savoir qu’elle peut toucher tous les animaux à sang chaud. Elle est due à un rhabdovirus transmis par l’intermédiaire de la morsure d’un animal enragé, la salive étant infectante. Les animaux sauvages sont les réservoirs naturels de ce virus, l’homme n’étant qu’un hôte accidentel, contaminé en général par un animal domestique (le mouton fait aussi très bien l’affaire).

Tout d’abord, la multiplication du virus se fait au point d’inoculation (morsure), le virus gagne ensuite les trajets nerveux puis le système nerveux central et les glandes salivaires. La période d’incubation est très variable (plusieurs semaines) et évolue ensuite vers des troubles du comportement qui passe par une agressivité puis une paralysie. La paralysie du pharynx entraine des difficultés de déglutition et la fameuse mousse blanche qui correspond à une hypersalivation. La maladie évolue en général vers la mort lors de l’apparition des symptômes nerveux.

Dans les zones infectées par le virus de la rage, toute suspicion doit être suivie d’une décapitation puis de l’envoie de la tête (pas le reste du corps) vers un laboratoire spécialisé, en l’occurrence le laboratoire de la rage de l’Institut Pasteur de Tunis, le laboratoire national de référence pour le diagnostic de la rage. Un examen du cerveau y sera réalisé pour éventuellement détecter la présence du virus ou les changements spécifiques causés par le virus.

On ne sait jamais, si votre mouton présente un comportement agressif, digne d’un champion de béliomachie, qui évolue ensuite vers une paralysie, là il faut s’inquiéter. Assurez vous aussi qu’il ne présente aucune morsure sur le corps, pré ou post achat.

K.L

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