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De nouvelles données pourraient améliorer la FIV

Ladies Maman

Le processus de fécondation commence par la libération de l’ovule par l’ovaire et son passage dans les trompes de Fallope. A ce niveau des cils ressemblant à des cheveux qui bordent ce petit tube, balayent cet ovule vers l’utérus.

En contact avec un spermatozoïde, l’ovule est fécondé dans les 12 à 24 heures, sinon il finit par se dissoudre.

Dans le cadre de ses travaux au sujet des problèmes de fertilité, et dont les résultats ont été publiés au « theJournal of Biological Chemistry », le Dr Patricia A. Martin-DeLeon, de l’université de Delaware, s’est intéressée à ce qui se produit une fois le spermatozoïde atteint l’intérieur des trompes de Fallope, chez des modèle de souris.

De Leon et son équipe ont identifié des particules présentes dans les sécrétions des trompes de Fallope, qui aident les spermatozoïdes à se préparer à la rencontre de l’ovule, ils les ont appelé “oviductosomes,” de “oviducte”, qui est un autre nom des trompes de Fallope, et “exosomes” les sacs minuscules trouvés dans tous les fluides de l’organisme qui aident les cellules à survivre.

Sécrétés par certaines hormones, ces « oviductosomes » sont des petits sacs de 100 nanomètres de diamètre qui se fixent au sperme.

Une fois en place, ils transfèrent au sperme des protéines dont une “pompe de dégagement de calcium” (scientifiquement connue comme la membrane plasmique Ca2 + ATPase 4), pour une utilisation au moment opportun.

En effet, « Cette pompe à calcium est sollicitée par le sperme juste avant la fécondation de l’ovule ainsi qu’au premier stade de l’embryon.», explique le Dr De Leon. “Le sperme rejette le calcium et prend les ions d’hydrogène, ce qui semble lui donner cette dernière poussée dans l’ovule, et ce qui est également essentiel pour le commencement de la vie de zygote.”

De Leon et son équipe ont fait leur découverte en utilisant un microscope super-résolution en trois dimensions.

« Les « oviductosomes » de souris femelles ont été pré-marqués avec un colorant fluorescent et incubés avec les spermatozoïdes. En une heure, on a fusionné « les oviductosomes » à la surface des spermatozoïdes. Après deux à trois heures, « les oviductosomes » ont continué à s’accumuler, principalement sur la tête du spermatozoïde et au milieu de sa queue.»

Les intégrines, sont des récepteurs membranaires présents à la fois sur la membrane des spermatozoïdes et sur celle « des oviductosomes », qui aident à faciliter leur liaison.

« La découverte de ces « oviductosomes » nous offre une vision de « la cargaison » livrée par la femelle au sperme. » dit De Leon.

“Nous avons démontré que ces « oviductosomes » transportent des molécules importantes qui ne comprennent pas uniquement des protéines mais aussi des acides nucleiques tels que les ARN et des lipides. ce qui nous laisse espérer que ceux-ci pourraient être utilisés comme véhicules améliorant la fertilité et les chances d’avoir des embryons sains »

Actuellement De Leon et son équipe procèdent à l’analyse de ces protéines pour déterminer exactement qu’est ce qui procure au sperme ce dont il a besoin pour provoquer sa dernière poussée et sa pénétration dans l’ovule pour le féconder.

Le taux de succès de la FIV est actuellement de 32%. Une opération réussie nécessite un très fort ratio sperme /ovule contrairement à ce qui se passe dans le corps.

B.H.S

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